Vestiges d'un édifice de la 1ère moitié du 15e siècle dans la partie occidentale de la nef (occulus de la façade occidentale refait). Le porche sud de la seconde moitié du 15e siècle et du 16e siècle conserve des sablières sculptées avec décor funèbre. Le choeur porte la date 1554. Le bras nord du transept a été construit en 1660 et porte l'inscription : VENER. ET DISC. D. GUILL. CROSNIER RECTOR. HOC SACELUM SUIS SUMPT. EGIT. ANN. DOM. 1660. Le bras sud du transept a été construit en 1781 pour Paul Clairay, recteur. Le jubé est détruit en 1781. Des fragments de vitraux, portant la date 1555 et attribués au peintre verrier vitréen Guillaume Collin, sont remontés dans la fenêtre sud du choeur.
(Isabelle Barbedor, Véronique Orain, enquête thématique départementale, 1994)
L'actuelle église paroissiale Saint-Georges fut élevée du 16e siècle au 19e siècle, bien qu'elle doit avoir supplanté une chapelle plus ancienne, probablement romane. La paroisse de Saint-Georges-de-Chesné, alors Chienné, est connue dans les textes depuis le début du 15e siècle. Le choeur actuel fut construit vers 1520, avec une maîtresse-vitre datée de 1525. Une première sacristie fut accolée au nord-est vers 1550, surmontée d'une chapelle dédiée à Saint-Michel, dont le vitrail fut payé à Guyon Colin en 1554. La nef quant à elle fut élevée en 1561, on peut lire cette date sur une des arcades. Il fallut ensuite attendre un siècle avant que de nouvelles modifications d'envergure aient lieu dans l'édifice. La chapelle nord fut édifiée en 1660, tandis que son vis-à-vis au sud le fut en 1785. Entre ces deux dates, le porche sud avait été élargi en 1743. En 1854, dans un esprit de rééquilibrage de l'édifice, on suréleva la nef et les chapelles à hauteur du choeur, entraînant la suppression de la charpente ancienne.
(Régis Le Bohec, enquête thématique départementale, 2011)
Photographe à l'Inventaire