Comme l'église de la Selle-en-Coglès, celle de Saint-Germain-en-Coglès appartenait à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur en Anjou dès le 12e siècle. La base de la tour de la croisée du transept ainsi que le choeur datent du 15e siècle.
L'ancienne église figure sur le premier cadastre réalisé dans la commune en 1833. Cette dernière possédait un plan assez simple en croix latine, complété, à l'ouest du transept, d'une chapelle latérale nord et d'une chapelle latérale sud. Comme la tour du clocher de l'église de Montours, l'église Saint Germain d'Auxerre a été construite par l'architecte Charles Langlois. En 1849, un devis d'un montant de 8753, 07 francs est présenté par l'architecte Charles Langlois pour la reconstruction partielle de l'église. Cette église a été reconstruite entre 1850 et 1853, l'ancienne étant devenue trop vétuste et trop petite pour accueillir une population de plus en plus importante qui s'élevait à 2600 paroissiens dans les années 1840. La première pierre fut posée le 11 juin 1850 et l'édifice fut achevé et bénit par Monseigneur Saint-Marc le 27 juin 1853. Des éléments d'architecture de l'ancienne église ont été réemployés lors de la construction du nouvel édifice, ainsi, en façade sud, une porte ornée d'une frise sculptée datant du 16e siècle, a été réutilisée. A l'intérieur de l'édifice, il subsiste également des pierres tombales qui sont des vestiges de l'ancien édifice. Dans l'ancienne église, il existait plusieurs tombeaux en enfeu, le premier était situé dans le chœur, il s'agissait de l'enfeu des seigneurs du château de la Carrée, le second était celui des seigneurs de Marigny et particulièrement le tombeau de Pierre Harpin, décédé en 1544 ; cet enfeu était situé devant l'autel Notre-Dame-des-Agonisants. Les armoiries du seigneur du Bas-Châtellier, seigneur fondateur de Saint-Germain étaient présentes sur les consoles de la voûte du choeur et sur les vitraux. Le mobilier est installé au cours de la seconde moitié du 19e siècle bien que certains éléments de l'ancienne église tels qu'une croix processionnelle en cuivre doré du 17e siècle, un autel de 1818 ou encore un confessionnal de 1821 aient été réemployés dans la nouvelle construction.
En 1925, la couverture du clocher est refaite par l'architecte Laloy. En 1935, des réparations intérieures interviennent.
(Sabrina Dalibard, enquête thématique départementale, 2010)
Photographe à l'Inventaire